Registre de mémoires sensorielles

100 % APV, Galerie Commune, Tourcoing

 

Des sens, distiller les mémoires, 2018-2019.

Projet en collaboration avec Elisabeth Hoedts.

Photographies numériques, 50 x 65 cm et 26 x 33 cm, sculpture sonore, tissus rigidifié,

50 x 35 x 13 cm.

Elisabeth Hoedts, textes poétiques dits et écrits.

 

Le matériau de départ est la sensation. Comment rester à l’écoute de ses sensations, y plonger pleinement ? Fugaces et labiles, les sensations sont retenues en l’image, qui enveloppe et conserve l’instant vécu, les rendant visibles, palpables, perceptibles : une matière prend forme. Ce travail photographique et textuel cherche à matérialiser des impressions mémorielles portées en soi, à faire ressurgir des émotions passées, enfouies, et à parcourir des failles. Le texte explore les sensations comme des « passages de mémoires » ; et les mots ravivent les sens tout en les laissant s’échapper. Il s'agit également d'un travail sur la matière sculpturale, dont les multiples formes guident les mouvements du corps. Le processus de création sculpturale est rendu visible mais il révèle quelque chose de plus profond qui se dérobe sans cesse. Fanny Pentel et Elisabeth Hoedts exploitent ici le pouvoir qu’ont les images de donner corps aux sensations.

Carnation, photographie numérique, tirage baryté sur Dibond, 50 x 70 cm, 2018.

Exposition Couleurs en / jeux, Galerie Commune, Tourcoing.

Mon travail photographique est presque exclusivement en noir et blanc. Mes démarches en volume sont monochromatiques, le blanc y est exclusif. Cette apparence «absence» de couleur est très souvent liée à la volonté de s’éloigner du sujet représenté afin de plonger plus en profondeur dans l’image ou à se laisser happer par la matière. Les quelques irruptions de couleurs sont, soit toutes nuancées, telle la série mère-fille où un calque vient condenser une lumière naturellement bleutée, soit au contraire très appuyées lorsque je fais usage du négatif (série Souvenirs de balade ou Espace inquiétant.)

Le passage d’une image en couleur à une photographie en noir et blanc est pour moi un processus presque nécessaire afin d’effectuer ce décollement, cette mise à distance avec le sujet; le trait est alors plus présent.

Risquer la couleur, voilà ce qui guide mon nouveau projet. Comment l’usage de la couleur peut-il continuer ma démarche de mise en retrait du référent? Un élément s’est imposé il y a quelques mois lors d’une ballade en bord de mer, il m’a semblé voir un morceau de viande sanguinolent qui n’était autre qu’une pierre dont l’aspect mouillé accentuait la couleur rouge. De la viande à la pierre il n’y a qu’un pas, un temps de séchage et quelques photos successives suffissent à désincarner le sujet et à réinitialiser l’origine. La couleur est évidemment en jeu dans ces effets naturels et changeants. Ce rouge vif, brillant est déterminant dans l’ouverture sémantique entre la chose perçue et la chose en elle-même. J’ai pensé pousser plus loin ce rouge, revenir à l’origine de l’apparition de la couleur en photographie et isoler les constituants colorés de l’image, isoler le rouge du vert et du bleu afin d’ouvrir à nouveau le champ des représentations. Cette image-couleur, isolée des deux autres, rejoue l’illusion qui m’est apparue à la première vision et continue à transformer le sujet, le fige en ce qu’il n’est pas. Le rouge se charge ici d’un pouvoir de carnation.

Gestation, sculpture sonore, 2017-2018.

Exposition 100 % APV, Galerie Commune, Tourcoing.

La matrice a été préalablement modelée dans un tissu rigidifié, numérisé puis imprimé. L’impression 3D peut-elle retranscrire les ondulations de ces plis et faire sentir le froissé du geste? Cette enveloppe tactile, réceptacle sensoriel fait entendre le son de sa propre gestation. La sculpture intérieure attendue restera inconnue visuellement du spectateur qui ne pourra en avoir qu’une perception sonore, une gestation rejouée à l’infini en une musique hypnotique. Bien au-delà du rapport froid qu’on peut entretenir avec les techniques de procédés additifs, quelque chose prend forme et vie.

Galerie Commune
Université de Lille -SHS
Pôle Arts Plastiques
36 bis rue des Ursulines
59200 Tourcoing

Horaires :
du 30 mars au 6 avril 2018
sauf lundi, samedi et dimanche
13h00 - 17h30

http://www.facebook.com/100apvExposition/
http://galeriecommune.com/2018-2/100-apv-sixieme-edition/

Souvenirs de balade, à l'Espace Pignon, dans le cadre des fenêtres qui parlent, Lille.
11, rue Guillaume Tell, Lille.

" Flottement(s) " : Vernissage le 17 mars à 17h30.

http://cabb3.over-blog.org/2017/03/17-mars-les-fenetres-qui-parlent/deambulation-vernissage-et-concert.html


 

 

 

 

 

Exposition Fixations, saccades et autres trajectoires désordonnées,
coordonnée par Julien Prévieux.

Vernissage 21 avril 2016 à 18h


Coordonnée par Julien Prévieux, cette exposition présente des pièces réalisées par les étudiants du pôle arts plastiques de l’université Lille 3 et de l’ESA de Tourcoing, proposant des interprétations visuelles de relevés oculométriques effectués sur une sélection de photographies du Centre régional de la photographie (CRP) de Douchy-Les-Mines. Le projet s’inscrit au sein du programme de recherche « Oculométrie et perception des images : nouveaux enjeux esthétiques » dirigé par Nathalie Delbard et Dork Zabunyan, en collaboration avec Laurent Sparrow (programme Sciences et Cultures du Visuel, iCAVS). Il est également associé au programme « Art et Science » dirigé par Nathalie Stefanov (ESA).

 

 

Dans le cadre de cette exposition je présenterai:

Registre de mémoires sensorielles

 

 

NOTE D'INTENTION

UN REGISTRE DE MEMOIRES SENSORIELLES
Peut-on enregistrer le sensible ?
L’oculométrie est-elle capable de rendre le sensible ? De le matérialiser.
De rendre visible une sensation, un état de corps.

Le projet consiste à concevoir un registre de mémoires sensorielles/visuelles.
Ce registre prend essentiellement une forme graphique.
Un cerne noir très fin matérialise les parcours de l’œil.

 

LE PROCESSUS 
Afin de constituer le registre de ma propre mémoire visuelle, je compte élaborer un protocole spécifique.

L’idée est d’enregistrer, à l’aide d’un capteur visuel, des sensations visuelles à différents moments de la journée et alors que suis dans des états allant de la concentration la plus fine à un état de fatigue avancé. Ce protocole d’enregistrement nécessite de se rendre présent afin de recevoir une image. L’oculomètre n’enregistrerait plus uniquement des directions de regard, mais aussi et surtout, il enregistrerait les multiples et singulières façons de regarder.

 

 

Du 21 avril au 4 mai 2016 de 13h à 17h30 sauf mardi, samedi, et dimanche
Entrée libre
Campus Arts Plastiques/ 36 bis rue des Ursulines/59200 Tourcoing
Métro Tourcoing Centre

 

http://www.50degresnord.net/galeriecommune-o

Installation du Collectif Au Pied Levé

Exposition 100%APV à la Galerie Commune de Tourcoing


Du 04 au 11 mars 2016 de 13h à 17h30 sauf mardi, samedi, et dimanche
Entrée libre
Campus Arts Plastiques/ 36 bis rue des Ursulines/59200 Tourcoing
Métro Tourcoing Centre

 

 

Exposition du Collectif Au Pied Levé, salle Courmont à Lille dans le cadre de la Journée Internationale des droits des Femmes.

 

Mars 2015

 

Série "Espace Intérieur"

Sténopé et tirage par contact, dentelles et dessins.

 

 

 

 

 

Exposition au cinéma l'Univers dans le cadre d'un débat public sur "La place des femmes dans l'espace public"


9 avril 2015

http://www.laboratoire-bloc.fr/bloc/?p=2911

 

Opiélevé, Oh ! Pieds, Levez !…, Au pied levé,… Le collectif se décline de différentes manières, selon les aspirations, inspirations, projets… chacun/e avec ce qui le meut, émeut, révolte, soulève, lie, relie. Les techniques abordées sont là-aussi bien diversifiées : photographie, sérigraphie, gravure, soudure, peinture, dessin au crayon, couture, carnets de voyages, installations, livres singuliers et/ou tout ça en même temps. Car il est permis de déteindre les un.e.s sur les autres. Il est permis aussi de jouer avec ce qu’on sait faire ou ce qu’on ne sait pas encore faire.

 

Ce 9 avril 2015 avec le Bloc#7, le collectif Au pied levé propose un tissage de réflexions graphiques, photographiques, gravées, peintes ou dessinées… sur ce que peuvent ressentir des femmes. Résurgences de traces issues de déambulations dans le quartier du quartier de Lille-Moulins. Les personnes venues à la journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 7 mars 2015 dernier, dans le quartier Moulins, salle Courmont, se sont vues proposer des ateliers gravure sur gomme, kitchen litho, ou écriture qui seront restitués à cette occasion.

 

Exposition du Collectif Au Pied Levé au Mutualab dans le cadre des Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes, Lille, 2013.

 

Série:Se Perdre #1 et 2

Avec Alban Pentel, vidéaste et Simon Buisine, écrivain.

et

Série: Au Sol
Etats de corps

Insaisissable

La Fuite